Infos cannabis
L'expérimentationElle concerne essentiellement les jeunes de 15 à 19 ans. Les pourcentages de garçons et de jeunes filles déclarant avoir consommé du cannabis au moins une fois dans leur vie sont relativement proches. C'est surtout à partir de 15 ans que les jeunes expérimentent le cannabis. En France, l'expérimentation chez les jeunes de 15/16 ans a fortement augmenté, passant de 12 à 35 % entre 1993 et 1999 (enquête ESPAD). En revanche, pour des consommations répétées (au moins 10 fois dans l'année), la proportion de garçons est plus importante. Les chiffres des différents pays de l'Union européenne indiquent une hausse du niveau d'expérimentation au cours des années 1990, avec une stabilisation récente dans la plupart des pays. Globalement, la consommation de cannabis est plus expérimentale que durable. Au sein de la population scolaire et parmi les trente pays interrogés dans l'enquête ESPAD, l'usage de cannabis des élèves français de 16 ans (expérimentation comme usage répété) arrive en tête, pour les garçons comme pour les filles (Hibell et al., 2000). Seuls le Royaume-Uni et la République tchèque se situent au même niveau. Principe actif et mode d'action
Le principe actif du cannabis est le r 9 Tétrahydrocannabinol (r 9 THC), dont voici sa formule chimique : Le chanvre est par ailleurs une plante riche en composés chimiques peu étudiés : on en dénombre aujourd'hui plus de cinq cents. Parmi les molécules ayant une activité biologique, l'on distingue le D-8-THC, composé psychoactif très secondaire, le cannabidiol (CBD), le cannabinol (CBN) et les cannabigerol, cannabicyclol et cannabichromène, ces derniers étant très peu actifs. Le cannabis est à la fois un psycho-stimulant et un psycho-dépresseur, c'est une substance psycho-active, agissant sur le système nerveux central. Le cannabis vient se greffer sur les cellules réceptrices spécifiques du cannabis dits CB1 quand ils se trouvent au sein du système nerveux et CB2 s'ils sont au niveau périphérique. Le rôle physiologique exact de ces derniers reste cependant inconnu. L'activation de ces récepteurs entraîne de nombreuses modifications dans le neurone post-synaptique dont le résultat est de freiner la libération des neurotransmetteurs. Tout concourt ainsi à réduire fortement la transmission synaptique entre neurones voire quasiment à supprimer l'activité neuronale. L'action du cannabis dans le corps est particulière, il vient donc se fixer sur les cellules limbiques (centre du plaisir) et s'y greffe durant plusieurs semaines. Ajouté à cela, il possède un effet cumulatif et un effet de stockage dans les graisses, les cellules du cerveau, ainsi qu'au niveau du foie et des poumons. Le risque associé à cette propriété de stockage, est que dans une éventuelle situation de stress, d'angoisse, dépression... le principe actif (r 9 THC) se libère alors dans l'organisme et rend le sujet immédiatement réactif au cannabis et positif à la consommation, même s'il n'a pas consommé depuis plusieurs semaines. |