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Infos cannabis

  1. Cannabis, formes & modes de consommation
  2. L'expérimentation
  3. Principe actif et mode d'action
  4. Les effets
  5. Dépendance
  6. Interactions avec d'autres produits
  7. Utilisations thérapeutiques
  8. Historique
  9. Bibliographie

Les effets

Avant propos : Les effets spécifiques découlant de la consommation de cannabis ne sont pas uniques et varient très fortement en fonction de la situation psychologique, sociale, familiale et de l'état d'esprit du consommateur au moment de fumer, ils varient également en fonction de la teneur en THC du produit, et de son mode de consommation.

De plus, les avis sur la question divergent, par conséquent les effets cités ci-dessous ne sont pas révélateurs de la situation de tous les fumeurs de cannabis.

Les effets psychoactifs engendrés par la consommation de cannabis durent en moyenne 2 à 10-12 heures suivant la dose consommée et la sensibilité individuelle.

Suite à la prise

Effets physiques à court terme
Sécheresse de la bouche et de la gorge
Dilatation de la pupille, yeux rouges, voire larmoiements
Augmentation de la fréquence et du débit cardiaques
Modifications de la pression artérielle
Troubles digestifs
Détente musculaire
Difficultés de concentration, allongement du temps de réaction et troubles de la coordination motrice,
Troubles de l'attention, pensée fragmentaire, perte de mémoire à court terme
Troubles de la locomotion et vertiges (lorsque l'on se lève en particulier)
Baisse de la température du corps (sensation de froid)
Diminution de la pression interne de l'oeil
Effets psychologiques à court terme
Modification de l'état de conscience, perception exacerbée de la lumière et de la musique
Grande faculté d'association, accompagnée d'un besoin irrépressible de parler et de rire
Euphorie et désinhibition
Sensation agréable de détente, de légèreté, de bien-être
Sentiment de communauté
Conscience accrue de soi
Modification de la perception du temps
Etat de somnolence
Quiétude, motricité réduite
Indifférence et détachement vis-à-vis de l'environnement
Etats occasionnels et atypiques de désorientation, de confusion, d'angoisse de dépersonnalisation, attaques de panique et de délire. (psychose cannabique qui semble faible par rapport au nombre de sujets consommateurs).
Risques psychiques et physiques
Altération des facultés cognitives (attention, concentration et capacité d'apprentissage), difficultés scolaires,
Troubles de la mémoire à court terme
Chez les personnes souffrant de troubles psychiques, les symptômes de la maladie peuvent être accentués. Les affirmations selon lesquelles le cannabis pourrait être directement responsable de cas de schizophrénie et de psychose ne sont pas suffisamment étayées.
Démotivation associée, diminution de l'activité et perte d'intérêt (syndrome a-motivationnel)
Troubles pulmonaires, bronchite chronique
Cancers des voies respiratoires dus à l'inhalation de mélanges de cannabis et de tabac durant plusieurs années
Des lésions du système immunitaire et du patrimoine génétique ont été décrites avant tout dans l'expérimentation animale, mais les preuves scientifiques ne sont pas établies pour l'homme. Il en va de même pour les troubles hormonaux
Des retards de croissance chez le foetus et des troubles du comportement chez le nouveau-né ne sont pas à exclure
Risques sociaux pour l'usager et son entourage liés aux contacts avec des circuits pour se procurer le produit,
Risques d'accident. L'état euphorique engendré par le cannabis et ses effets particuliers (temps de réaction augmenté, capacité amoindrie de contrôle de trajectoire, réponses perturbées en cas d'urgence ...) sont incompatibles avec la conduite d'un véhicule, le maniement de machines complexes ou avec d'autres tâches requérant une attention soutenue.

Effets sur la santé lors d'une consommation répétée et régulière (10 fois et plus par mois)

Les études épidémiologiques sur les effets associés à la consommation répétée et régulière sur le long terme, sont encore fragmentaires et sont souvent contradictoires, entre les pro et anti cannabis.

Cependant, il existe un risque sanitaire non négligeable avec la résine de cannabis qui est généralement coupée avec d'autres produits (henné, colles, paraffine, plastiques, huile de vidange, excréments d'animaux ...). Ce sont ces mélanges qui sont neurotoxiques.

Il ne faut pas non plus occulter le fait que le cannabis est associé en général au tabac pour être fumé, par conséquent le risque de cancer y est accru lors d'une consommation sur plusieurs années. 4 " joints " équivaudraient à 20 cigarettes (1).

L'évaluation du potentiel cancérogène d'un usage régulier de cannabis doit tenir compte de son mode de consommation (associé au tabac ou fumé pur sous forme de marijuana) : la quantité de goudrons présents dans la fumée d'une cigarette de cannabis (env. 50 mg) est plus élevée que celle que contient une cigarette de tabac (12 mg).

Dans ces goudrons de cannabis, la concentration en produits cancérogènes est également plus importante. Les effets broncho-dilatateurs du 9-THC pourraient favoriser la rétention de goudrons au niveau de la bouche, du pharynx, de l'œsophage et du larynx.

Des transformations malignes apparaissent dans les cellules pulmonaires animales ou humaines après exposition in vitro à la fumée de cannabis. Des cas de cancers bronchiques et des voies aérodigestives supérieures (bouche, pharynx, œsophage et larynx) ont été signalés, depuis les années 80, chez des fumeurs de cannabis et de tabac, et également chez certains jeunes qui fument exclusivement du cannabis.

Des études sont venues conforter ces observations, en suggérant que le cannabis était un facteur de risque pour la survenue de ces cancers, en particulier chez des personnes de moins de 45 ans. Les effets à long terme du cannabis sur le système nerveux central concernent essentiellement la mémoire à court terme, qui, chez les consommateurs intensifs (>20/mois) est altérée.

Les recherches n'ont cependant pas apporté de démonstration d'une persistance dans le temps de cette perturbation. Des effets sur le système endocrinien ont également été observés. Ils se manifestent par une réduction des concentrations sanguines de testostérone et d'hormones hypophysaires, dont les conséquences physiologiques restent discutées.

Quelques études ont montré qu'une consommation répétée importante de cannabis était associée à une diminution de la production des spermatozoïdes et à la présence de cycles sans ovulation chez la femme

(1) La revue du praticien - médecine générale. Tome 16 N° 561 du 28 janvier 2002

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